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Lanzi, le regard des autres et la place que je choisis d’habiter


Il y a des images qui parlent sans bruit.

Des images qui ne demandent pas d’explication.

Elles touchent là où les mots arrivent plus tard.


Cette photo, c’est Lanzi.

Petit corps recroquevillé.

Regard aux aguets.

Et deux mains humaines autour de lui,

comme une promesse silencieuse :

tu peux respirer maintenant.


Avant même qu’il arrive chez moi,

Lanzi porte déjà une histoire.

Et avec elle, un poids que beaucoup ne voient pas…

mais que je reconnais.


Le regard des autres arrive toujours après


Quand j’ai parlé de son adoption,

les regards ont précédé les questions.


« Encore un chien ? »

« Quatre, ce n’est pas trop ? »

« Tu es sûre de toi ? »


Ils ne voient pas cette image.

Ils ne voient pas ce corps tendu.

Ils ne voient pas ce que ça demande,

d’oser refaire confiance au monde.


Le regard des autres s’arrête souvent à la surface.

Il compte.

Il compare.

Il juge.


Mais il ne ressent pas.


Lanzi n’arrive pas pour être sauvé


Je ne crois pas au rôle de sauveuse.

Je crois aux rencontres justes.


Lanzi n’arrive pas pour être “pris en charge”.

Il arrive pour être accueilli.


Il arrive parce que quelque chose en lui

a reconnu quelque chose en moi.

Et inversement.


Cette photo ne montre pas une faiblesse.

Elle montre un passage.

Un moment suspendu entre ce qui a été

et ce qui devient possible.


Une meute, un refuge, un espace sûr


Autour de moi, il y a déjà des chiens.

Des âmes animales qui m’ont appris l’écoute,

la patience,

l’amour sans condition.


Ajouter Lanzi à cette meute,

ce n’est pas accumuler.

C’est élargir l’espace du cœur.


Il n’y a pas trop d’amour ici.

Il y a juste assez de présence

pour que chacun puisse exister pleinement.


La place que je choisis aujourd’hui


Aujourd’hui, je ne cherche plus à convaincre.

Je ne m’explique plus pour être comprise.

Je n’argumente plus mes choix pour rassurer.


Je choisis la femme que je suis devenue :

celle qui écoute ses élans,

celle qui honore les liens invisibles,

celle qui sait que le vivant ne se gère pas…

il se respecte.


Prendre cette place-là dérange parfois.

Parce qu’elle ne demande pas la permission.


Être jugée, et rester fidèle


Oui, ce choix sera jugé.

Comme tant d’autres avant lui.


Mais je préfère être regardée de travers

en restant fidèle à mon cœur

plutôt que marcher droit

dans une vie qui n’est pas la mienne.


Lanzi arrive.

Pas comme un chiffre de plus.

Mais comme une âme de plus à aimer.


Et cette photo me le rappelle :

parfois, aimer,

c’est simplement tenir l’espace

pour que l’autre puisse enfin se déposer.


Si ce texte résonne en toi…


Alors peut-être qu’il ne parle pas seulement de chiens.

Peut-être qu’il parle de ta place à toi.

De ce moment où tu choisis d’être fidèle

même quand ce n’est pas compris.


Tu n’es pas trop.

Tu n’es pas excessive.

Tu es vivante.

Et profondément reliée.


Lanzi arrive là où il doit être.

Et moi aussi.


Affectueusement,

Anne


La maison reste ouverte.

Reviens quand le cœur t’en dira.

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